L’indice de qualité de l’air (IQA) PM2.5 est la méthode principale pour évaluer la pollution et la qualité de l’air. Cet article explique son calcul, son utilisation et met en lumière ses particularités.
Comment l’IQA pour PM2.5 est-il calculé ?
Pour évaluer l’IQA des PM2.5 dans une zone, les gouvernements se servent d’un dispositif nommé moniteur continue de particules (BAM) qui mesure la quantité totale de particules PM2.5 par mètre cube d’air. (Découvrez son fonctionnement ici).
Le résultat brut fourni par ces appareils BAM est la concentration en microgrammes par mètre cube. Cette valeur en microgrammes est ensuite transformée en IQA. Mais comment fonctionne cette conversion ? Malheureusement, ce n’est pas aussi direct que de dire 1 microgramme équivaut à 2 points IQA ou 1 microgramme vaut 10 points IQA !
La vraie réponse est beaucoup plus étrange. Voici à quoi elle ressemble :
Les 10 premiers microgrammes contribuent à 42 points de l’IQA ! Mais, autour de 100 microgrammes, chaque addition de 10 microgrammes ne compte que pour 5 points. Quand on avance encore dans la courbe le ratio devient finalement de 1 pour 1.
Pas très clair ? C’est normal ! Vous pouvez utiliser ce calculateur pratique pour les PM2.5 et l’IQA.
Interprétations de l’IQA pour d’autres pays
Cette méthode s’applique à l’échelle américaine de l’IQA, qui est devenue courante dans de nombreux autres pays. Cependant, différents pays utilisent des échelles distinctes. Par exemple, la Chine utilise sa propre échelle IQA et l’Inde utilise l’Indice National de Qualité de l’Air (INQA).
Ces deux échelles sont plus “indulgentes”. Par exemple, une concentration de PM2.5 de 45 microgrammes équivaudrait à un IQA de 124 aux États-Unis, mais seulement de 75 en Inde.

Même la signification des chiffres diffère. Par exemple, un IQA de 151 est considéré comme “malsain” aux États-Unis, mais “modéré” en Inde.
Pourquoi j’ai cessé d’utiliser l’IQA pour PM2.5
L’échelle de l’IQA a été mise en place par les gouvernements pour simplifier les rapports d’études. Les niveaux de PM2.5 sont ainsi regroupés en catégories compréhensibles comme “0-50” et “50-100”.
Mais à cause de l’existence de plusieurs échelles différentes , les chiffres de l’IQA peuvent prêter à confusion. Les applis affichent souvent les IQA sans préciser l’échelle utilisée (États-Unis, Inde ou Chine ?). De plus, certains pays ont opté pour d’autres systèmes, comme Singapour qui utilise l’indice PSI (Pollutant Standards Index) – encore plus complexe !
C’est pourquoi je me suis progressivement désintéressé de l’IQA au fur et à mesure que mon intérêt pour la qualité de l’air grandissait (par exemple, en observant les moments de la journée où les PM2.5 sont les plus faibles). J’ai préféré me concentrer sur une mesure plus directe et plus fiable : celle des microgrammes.
Les microgrammes ne sont pas soumis à des formules de conversion changeantes et ne dépendent pas de l’échelle gouvernementale. Ils restent constants à travers le monde.
Comment utiliser les microgrammes ?
L’IQA a l’avantage de simplifier les notations de la qualité de l’air. Par exemple pour la note de 100, on commence à avoir un air “mauvais”.
Mais nous voulons utiliser les microgrammes, comment évaluer ce qui est bon ou mauvais ?
Tout simplement en utilisant les directives de l’OMS :
Limite annuelle = 5 microgrammes
Limite sur 24 heures = 25 microgrammes
À titre de référence, voici comment les niveaux moyens de PM2.5 à Pékin se comparent à ces limites sur la période 2014-2020 :
Comment sont établies ces limites ?
L’OMS établit ses seuils en se basant sur des recherches sur les effets de la pollution sur la santé. D’après ce que j’ai compris, il existe des preuves solides que les PM2.5 ont des effets néfastes même à des niveaux inférieurs à 20 microgrammes.
Le nombre de microgrammes par mètre cube d’air est évalué à l’aide d’un moniteur d’atténuation bêta. On peut ensuite le convertir en IQA à l’aide de diverses formules, différentes d’un pays à l’autre. Les microgrammes offrent donc une mesure plus directe et indépendante.
Respirez sainement !
Voir l’article original sur Quora ici.
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